Les boissons énergisantes sont particulièrement populaires chez les jeunes. Leur forte teneur en caféine et en autres substances stimulantes soulève toutefois des préoccupations pour la santé. Malgré leur encadrement au Canada, il demeure important de connaître les risques associés à leur consommation et les mesures qui peuvent contribuer à les réduire.
Une forte teneur en caféine
Les boissons énergisantes sont conçues pour stimuler l’organisme, principalement grâce à leur teneur élevée en caféine. En effet, une canette peut en contenir entre 50 et 180 mg (voire plus), en plus de sucre et d’autres ingrédients stimulants comme le guarana et la taurine.
Une consommation importante peut entraîner des effets indésirables tels que des maux de tête, des palpitations, de la nervosité, de l’anxiété ou des troubles digestifs. Elle peut également perturber le sommeil, ce qui peut accentuer la fatigue et nuire à la récupération.
Les enfants et les adolescent·es devraient éviter les boissons énergisantes. Les personnes enceintes ou qui allaitent, celles qui prennent certains médicaments ou suppléments et les personnes sensibles à la caféine devraient également éviter ou limiter leur consommation.
Boissons énergisantes ou boissons pour sportifs?
Les boissons énergisantes sont parfois confondues avec les boissons pour sportifs, mais leur fonction est différente.
Les boissons pour sportifs visent principalement à réhydrater l’organisme et à remplacer les électrolytes perdus lors d’un effort physique intense. Les boissons énergisantes, quant à elles, stimulent l’organisme grâce à la caféine et à d’autres substances stimulantes.
Les boissons énergisantes ne devraient donc pas remplacer les boissons pour sportifs pendant une activité physique.
Comment réduire les risques?
Au Canada, les boissons énergisantes contenant de la caféine sont réglementées par Santé Canada comme des aliments supplémentés. Leur étiquette doit notamment indiquer leur teneur en caféine ainsi que différentes mises en garde concernant leur consommation.
Lire attentivement l’étiquette permet de connaître la quantité de caféine consommée et d’éviter de dépasser les limites recommandées. Une consommation régulière peut aussi entraîner des symptômes de sevrage, comme des maux de tête, de la fatigue, de l’irritabilité et des difficultés de concentration.
Toute réaction indésirable ou inattendue devrait être signalée à un·e professionnel·le de santé, à l’Agence canadienne d’inspection des aliments ou au fabricant.
Un encadrement qui évolue
Certaines mesures visent également à mieux protéger les jeunes. En Colombie-Britannique, la vente de boissons énergisantes dans les écoles est interdite dans le cadre des lignes directrices provinciales sur la vente d’aliments et de boissons dans les établissements scolaires.
Au Québec, une nouvelle loi interdit désormais la vente de boissons énergisantes aux personnes de moins de 16 ans. Cette mesure fait notamment suite au décès tragique de Zachary Miron, un adolescent de 15 ans décédé en 2024 après une interaction entre une boisson énergisante et un médicament prescrit pour le TDAH. À la suite de ce drame, ses parents se sont mobilisés pour mieux sensibiliser la population et renforcer la protection des jeunes.
Adoptée en juin 2026, la loi interdit également aux jeunes de moins de 16 ans d’acheter eux-mêmes ces produits. Cette nouvelle mesure relance le débat sur la nécessité d’un encadrement plus stricte.
Un enjeu de santé publique
Bien qu’elles soient facilement accessibles, les boissons énergisantes ne sont pas sans risques, particulièrement pour les jeunes et les personnes sensibles à la caféine. Une consommation éclairée et une meilleure sensibilisation demeurent essentielles pour limiter leurs effets sur la santé.
Pour plus d’informations
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les boissons énergisantes contenant de la caféine, consultez les articles suivants sur le site de Santé Canada:
Boissons énergisantes contenant de la caféine
La caféine dans les aliments
Pour de plus amples renseignements sur la nutrition, appelez le 8-1-1 pour parler à un diététiste.