Santé et réconciliation: améliorer l’accès aux soins

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Pour les Premières Nations, l’accès aux soins de santé ne dépend pas uniquement de la disponibilité des services. Le colonialisme, le système des pensionnats et le racisme encore présents dans certaines institutions ont contribué à créer une profonde méfiance envers le système de santé.

Dans une perspective de réconciliation, améliorer l’accès aux soins signifie donc aussi créer des services plus équitables, respectueux et sécuritaires sur le plan culturel.

Des obstacles qui persistent

Les Premières Nations font encore face à différents obstacles dans leur parcours de soins, qu’ils soient géographiques, financiers, sociaux ou culturels. Dans certaines communautés éloignées, l’accès aux services peut être limité, tandis que le racisme et les préjugés peuvent affecter les interactions avec les professionnel·les de santé et les décisions cliniques.

Le décès de Joyce Echaquan en 2020 a tragiquement illustré les conséquences que peuvent avoir le racisme et les préjugés dans le système de santé. Son expérience a également rappelé l’urgence de créer des environnements où les personnes autochtones peuvent recevoir des soins sans discrimination ni jugement.

Des soins plus sécuritaires culturellement

La sécurisation culturelle constitue une approche importante pour réduire ces inégalités. Elle invite les professionnel·les et les organisations de santé à reconnaître les effets du colonialisme et du racisme, à remettre en question leurs propres préjugés et à adapter leurs pratiques aux réalités et aux besoins des communautés.

Elle repose notamment sur l’écoute, le respect et l’humilité culturelle. Il ne s’agit pas de connaître parfaitement toutes les cultures autochtones, mais de reconnaître la diversité des Premières Nations et de créer un espace où chaque personne peut exprimer ses besoins et son expérience.

Travailler avec les communautés

La réconciliation en santé ne peut se faire sans la participation des Premières Nations. Les communautés doivent être impliquées dans la définition des priorités et dans la conception des services qui les concernent.

En Colombie-Britannique, la First Nations Health Authority (FNHA) joue un rôle important dans cette transformation. Elle travaille avec les communautés et les partenaires du système de santé afin d’améliorer les services de santé et de bien-être pour les personnes des Premières Nations.

À l’échelle du système, cela implique notamment de mieux former les professionnel·les aux réalités autochtones, de lutter contre le racisme et les préjugés, de favoriser la présence de professionnel·les et d’intervenant·es autochtones et de réduire les obstacles qui limitent l’accès aux soins.

Faire de la réconciliation une réalité

La réconciliation en santé ne consiste pas seulement à reconnaître les injustices du passé. Elle demande de transformer les pratiques actuelles pour bâtir un système de santé plus équitable, accessible et respectueux.

En travaillant avec les Premières Nations plutôt que simplement pour elles, le système de santé peut contribuer à rétablir la confiance et à offrir des soins mieux adaptés aux réalités des communautés.

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